Dorian Guo

« Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux, de voir l'univers avec les yeux d'un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d'eux voit, que chacun d'eux est... »

Marcel Proust, La prisonnière (1923 posth.)

A la rencontre des cultures chinoise et française, Dorian Guo développe un univers artistique mêlant sujets historiques, mythes, fantaisie, élégance et fraîcheur. Peintre autodidacte depuis sa tendre enfance, il se consacre depuis quelques années aussi bien à la peinture d'art qu'à la peinture décorative. Passionné d'art et d'Histoire, il a à cœur d'ouvrir à un large public les univers qui le fascinent, tantôt à travers ses œuvres, tant à travers des publications sur les réseaux sociaux afin d'échanger pour s'enrichir mutuellement avec des spécialistes, des passionnés, des néophytes... Il aime emmener le spectateur à redécouvrir les œuvres d'art et d'artisanat d'autrefois en dévoilant une part de leur incroyable richesse et leur inépuisable source d'inspiration pour l'art décoratif d'aujourd'hui.

« Dorian Guo est certainement, avec François Cheng, le Chinois le plus Français qui soit. En moins d’une dizaine d’années ce jeune homme a su s’imprégner d’un passé, d’une culture, d’une langue et d’une tradition artistique qui n’étaient pas les siens et dont il fait pourtant aujourd’hui la matière première de son œuvre iconographique. Là où certains, beaucoup trop nombreux, passent sans ne jamais rien voir, la rétine de Dorian Guo, elle, se sature d’images, de références et de réminiscences que sa main restitue ensuite avec autant de jubilation que de dextérité. 

 

Héritier direct de Carmontelle mais aussi des frères Serebriakoff, d’Erté ou de Philippe Jullian, il croque les derniers mondains de Paris, de Rome ou de New-York dans des décors à faire pâlir d’envie la vieille Café Society. Selon son humeur et celle de ses prestigieux commanditaires, il les épingle comme autant de jolis papillons sur fond de boiseries empruntées aux plus beaux châteaux français ou dans leurs propres intérieurs, lesquels n’ont souvent rien à envier aux précédents…

 

De sa Chine natale Dorian Guo a néanmoins conservé, par-delà les ruptures criminelles de la Révolution Culturelle, l’art du portrait mandarinal, le goût des couleurs vives et le sens du détail de ces immenses rouleaux impériaux sur lesquels les calligraphes de la Cité Interdite étaient capables de faire défiler une armée en marche, de rendre les plaisirs du gynécée ou d’évoquer les splendeurs de la Cour des Mandchous. 

 

Non sans malice, Dorian truffe ainsi chacune de ses œuvres, d’infimes détails qui renvoient tout autant à l’histoire personnelle de ses modèles qu’à des moments de civilisation qui ne survivent, pour la plupart, que dans la culture esthétique de quelques happy few. C’est ainsi que, dans une tradition héritée de la peinture de genre des XVIIème et XVIIIème siècles, l’œuvre de Dorian Guo est tout à la fois plaisir de l’œil, jeu de salon et stimulation de l’esprit. »

  Camille PASCAL

Ecrivain, lauréat de l’Académie Française

Ancien conseiller pour la culture du Président Sarkozy

 

« Dorian a toutes les qualités d’un homme de goût et de talent du XXIe siècle. Sa connaissance et son expertise sur les XVIIe et XVIIIe siècles justement lui donnent une longueur d’avance pour être un homme de son temps – c’est un don – on ne peut pas “dessiner” le futur sans avoir compris le passé... il n’y a pas que la politique et l’économie qui définissent le jus d’une époque... les artistes et les gens d’esprit sont responsables du packaging de ce parfum unique qu’est le “Présent”. »

Hervé PIERRE

Grand couturier

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